top of page
Rechercher
  • celiasuspene

Mon cheminement professionnel

Vous ne le savez peut être pas mais j’étais comptable et auditrice financière jusqu’en 2019. Aujourd’hui je suis employée polyvalente et surtout je suis officiellement coach de vie.

Comment j’en suis arrivée là ?

2011 bac en poche, je décide de me diriger vers la comptabilité car « il y a des débouchés » et que j’y trouve malgré tout mon compte et de l’intérêt avec le droit et le management qui font partis du programme. A l’époque je n’ai pas encore conscience que l’histoire que je me raconte, et surtout qu’on me raconte sur les débouchés, est une croyance limitante. Une croyance est quelque chose que nous admettons comme vrai sans l’avoir vérifié. Certaines croyances sont négatives, accélérateurs de stress et nous empêchent de vivre notre vie.

Je continue avec « mes débouchés » comme objectif principal. Je me rassure aussi en me disant que la filière choisie (DCG, DSCG) est générale donc ne me ferme pas de portes (comme une licence pro) mais est surtout la voie royale en finance et m’offre autant un poste d’expert-comptable que des postes en contrôle de gestion, audit et bien d’autres métiers.

Je ne me pose pas trop de questions, c’est parti pour 7 années d’études, 3 ans d’alternance et des mois de stages. Dès la première année d’alternance je cherche à me rapprocher de l’humain, sortir de derrière mon ordinateur. Je demande une formation professionnelle complémentaire au sein de mon cabinet qui me sera refusée celle de « conseiller en création d’entreprise ». C’était pour moi l’occasion d’avoir des vrais échanges avec les clients et me sentir utile en les accompagnants dans leur projet. Qui plus est, cela m’intéressait beaucoup de voir le début de la « chaîne de production », du projet de création à nous, la comptabilité.

En master, je décide d’essayer le management qui me plait énormément en cours, je fais un stage en tant qu’adjointe dans un hôtel. Malgré les horaires compliqués, ce fut une expérience très plaisante et enrichissante. Dernière année de master je veux laisser une dernière chance à la comptabilité dans laquelle je m’investis depuis le bac. C’est donc sous une autre forme que je réitère. Je pars pour plusieurs mois de stage à KPMG en tant que commissaires aux comptes (CAC) junior. L’ambiance est bonne, les collègues jeunes et sympas et surtout je suis en contact direct avec les clients, le rapport humain que j’affectionne beaucoup est là.


Après 7 années d’études, je suis mentalement épuisée, avec du recul pas passionnée mais je persiste. Je trouve mon premier CDI en tant que CAC junior et au bout de trois mois c’est le début d’un burn out : fatigue, perte de mémoire, stress, pleurs et boule au ventre. Même à la danse (qui était ma grande passion ces années-là) je n’y arrive plus, le cerveau n’enregistre rien. Impossible d’apprendre trois pas, je finis le cours en pleurs.

J’arrête tout, il me faut un travail où je peux mettre mon cerveau en pause et juste voir des gens tout simplement. Je trouve alors un travail chez Picard et respire de nouveau.

Malgré tout je me questionne beaucoup, qu’ai-je envie de faire et d’être ?

J’aime être avec les gens, échanger, manager, j’aime former, transmettre et aider. La thématique de la motivation au travail me passionnait déjà en cours de management et là elle fait sens, je suis en plein dedans.


En même temps j’avais ce projet de partir à l’étranger depuis longtemps. Je me suis dit c’est le moment ou jamais, de toute façon j’ai besoin de sortir de mon quotidien et quoi de mieux qu’un voyage pour se retrouver, se questionner et introspecter ? C’est parti pour aller travailler 6 mois à Disney à Orlando et voyager un mois en Colombie avec ma cousine. Pendant ces mois je continue mon travail d’introspection, à rechercher, échanger. J’ai des envies, des mots en tête, mais rien de concret n’en ressort. Des questions persistent dans ma tête « oui j’aime le management mais sous quelle forme ? Happiness manager ? Adjoint dans un hôtel, un magasin? L’épuisement mental est toujours présent, suis-je vraiment apte à manager quoi que ce soit dans cet état ?».


A mon retour de Colombie, je me dis que j’ai besoin d’aide pour éclaircir tout ça. Une seule question décisive : est-ce que je fais un bilan de compétences ou un coaching ?

Je me dis que le bilan n’est pas fait pour moi, que c’est trop « classique » et pas personnalisé comme je le veux. Il y a sûrement de bons « résultats », j’ai d’ailleurs fait un début de bilan avant de partir à Orlando, c’était intéressant mais pas adapté, j’avais besoin de plus d’échange, de plus de questionnement encore.

Je décide alors d’investir et me faire accompagner d’une coach qui m’aide à me poser les bonnes questions, savoir qui je suis et ce que je veux vraiment. Mettre un mot sur les domaines qui me plaisent, le métier qui me correspond et donne du sens à ma vie. Après trois mois de coaching, mon choix est fait : je vais m’inscrire dans une école pour me former au coaching.


On m’a souvent appelé madame question, c’est peut-être aussi pour cela que j’aime le coaching ?

Cela fait bientôt 9 ans que je m’intéresse au développement personnel et la psychologie. L’être humain est si complexe et fabuleux à la fois. Le coaching est un mixte parfait de toutes mes passions mais surtout de ce que je fais naturellement et avec plaisir, écouter, poser des questions, soutenir mes proches, transmettre, accompagner.

En effet, le coaching c’est tout ça, c’est se poser des questions, faire le tri dans sa tête, savoir ce qui nous appartient à nous ou à nos proches ou encore à la société (pensées, valeurs, croyances, objectifs de vie personnelle et professionnelle…), apprendre à se connaître pour pouvoir ensuite se créer la vie que l’on souhaite en passant à l’action. Il est difficile de résumer en une phrase ce qu’on a creusé en 3 mois avec ma coach, mais si je devais écrire le pourquoi, ce serait ça.


Je me forme alors à l’école et travaille chez Lidl en tant qu’employée polyvalente. Le rythme est dense et sportif entre les deux mais je suis heureuse.

Tout en me formant, je fais ma place chez Lidl, où dès le début je fais part de mon souhait d'évolution en visant le poste de chef caissier. Si ma formation et mon activité de coach ne fonctionnent pas, Lidl est mon plan B avec un "poste étiquette" : responsabilité, salaire, statut social etc. Je me rends compte 6 mois plus tard que c'est mon schéma de "débouchés et de réussite professionnelle" qui me dirige. Mais ça y est, je commence à savoir ce que je veux vraiment sans me soucier justement des étiquettes sociales. Ces injonctions posaient par mes proches qui me parlent d'évolution, de carrière, de succès professionnels, d'ambition, de capacités...j’entends leurs compliments, intentions et leurs inquiétudes, mais non, tout n'est pas question d'ambition, mais plutôt d'épanouissement et de bonheur à mon sens. Je suis bien dans ma bulle avec mes clients. Je fais ma mise en rayon, mon ménage, ma caisse. Je forme les nouveaux, je gère mes tâches sans stress de chiffres et sans responsabilité (enfin il y en a toujours quand on veut bien faire les choses).


Et c'est ainsi que je suis actuellement et pour le moment dans un équilibre de vie qui me convient parfaitement avec Lidl et ma nouvelle activité de coach de vie.


En tant que coach, j’accompagne les personnes dans ce processus par une écoute active qui assure une présence attentive, sans intention, ni projection, et en servant de miroir pour aider à la prise de recul. J’aime plus que tout voir mes clientes avoir des déclics simplement en entendant leurs propres mots, parce que oui, on ne s’écoute pas réellement quand on parle et c’est aussi ça le rôle du coach écouter attentivement pour entendre puis reformuler et poser des questions.


Aujourd’hui, j’accompagne les personnes dans toute transition de vie, qu’elle soit professionnelle ou personnelle : les personnes qui ne savent plus où elles en sont, ou se posent des questions, celles qui ont des objectifs et ne savent pas comment s’y prendre, ou font face à des blocages.

Ensemble on déconstruit pour reconstruire, on dénoue la pelote de laine en regardant et en tirant chaque fil un à un.



" Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J'ai écrit "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question. J'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie" John Lennon

Post: Blog2_Post
bottom of page